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Un
palais dont on a beaucoup
parlé...
Le
palais que Darius a fait construire
à Suse aux confins
de la Perse et de la Babylonie,
au centre géographique
d’un empire qui s’étendait
de la vallée du Nil
à celle de l’Indus,
est un témoin unique
de l’architecture orientale,
à la fin du VIe siècle
avant l’ère commune.
Ce palais, reconnu il y a
150 ans par l’archéologue
britannique W. K. Loftus,
puis par l’archéologie
française, s’est
trouvé révélé
dans ses dimensions et sa
complexité par dix
années de recherches
sur le terrain de 1969 à
1979.
Son
souvenir, gardé par
la Bible aux livres d’Esther,
d’Esdras et de Néhémie,
avait aussi trouvé
un écho dans des pièces
du théâtre grec
et français ainsi que
dans la littérature
de l’antiquité
; souvenir ravivé en
1888 par l’arrivée
dans les salles du musée
du Louvre d’un gigantesque
chapiteau à têtes
de taureau et de frises de
briques émaillées
alignant des « archers
» richement vêtus,
tenant la lance, ou d’inquiétantes
figures de lions et de monstres
ailés.
Mettant
en œuvre de surprenantes
techniques, le palais de Darius
s’est élevé
sur les ruines déjà
millénaires de la vieille
capitale élamite. Sa
construction a rapproché
deux cultures, deux traditions
architecturales ; celle de
la plaine mésopotamienne
qui ne dispose que de terre
et d’eau, de la brique
crue et des roseaux, et celle
du haut plateau iranien dont
les matériaux sont
aussi la pierre et le bois.
La convergence des deux manières
de bâtir a débouché,
dans un esprit de connivence,
vers des solutions élégantes,
comparables dans le domaine
de l’architecture à
celles que connaissent, dans
le même temps, les arts
plastiques. En témoigne,
dans cet autre domaine, la
statue colossale de Darius,
dressée en Egypte au
bord d’un canal reliant
le Nil à la mer Rouge
et à la Perse, avant
qu’elle ne soit apportée
à Suse par Xerxès.
L’ornementation
du palais introduit une iconographie
nouvelle, une imagerie humaniste
qui met fin au règne
des monstres de l’ancienne
mythologie et révèle
un aspect de l’idéologie
de Darius, chef de guerre
charismatique, mais aussi
homme de religion, administrateur
et législateur à
l’échelle du
monde alors connu.
Ce
livre, sous le haut patronage
de l’Académie
des inscriptions et belles-lettres,
rassemble, coordonnées
par Jean Perrot, directeur
de la mission archéologique
de Suse, des contributions
d’historiens, archéologues
et spécialistes français
de la période achéménide
: professeurs au Collège
de France, chercheurs au CNRS,
conservateurs du département
des Antiquités orientales
du musée du Louvre.
520 pages au format 23x30
cm
plus de 530 illustrations
tableaux, images de synthèse,
vues satellites, …
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