Le palais de Darius à Suse (Iran)
Une résidence royale sur la route de Persépolis à Babylone
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Le palais de Darius à Suse.
Une résidence royale sur la route de Persépolis à Babylone
Un ouvrage coordonné par Jean Perrot.

520 pages au format 23x30 cm,
plus de 530 illustrations, tableaux, images de synthèse,
vues satellites, …

Ouvrage disponible aux Presses de l'université Paris-Sorbonne (PUPS) >>>

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Présentation
presentation of the book in English
 

Un palais dont on a beaucoup parlé...

Le palais que Darius a fait construire à Suse aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d’un empire qui s’étendait de la vallée du Nil à celle de l’Indus, est un témoin unique de l’architecture orientale, à la fin du VIe siècle avant l’ère commune. Ce palais, reconnu il y a 150 ans par l’archéologue britannique W. K. Loftus, puis par l’archéologie française, s’est trouvé révélé dans ses dimensions et sa complexité par dix années de recherches sur le terrain de 1969 à 1979.

Son souvenir, gardé par la Bible aux livres d’Esther, d’Esdras et de Néhémie, avait aussi trouvé un écho dans des pièces du théâtre grec et français ainsi que dans la littérature de l’antiquité ; souvenir ravivé en 1888 par l’arrivée dans les salles du musée du Louvre d’un gigantesque chapiteau à têtes de taureau et de frises de briques émaillées alignant des « archers » richement vêtus, tenant la lance, ou d’inquiétantes figures de lions et de monstres ailés.

Mettant en œuvre de surprenantes techniques, le palais de Darius s’est élevé sur les ruines déjà millénaires de la vieille capitale élamite. Sa construction a rapproché deux cultures, deux traditions architecturales ; celle de la plaine mésopotamienne qui ne dispose que de terre et d’eau, de la brique crue et des roseaux, et celle du haut plateau iranien dont les matériaux sont aussi la pierre et le bois. La convergence des deux manières de bâtir a débouché, dans un esprit de connivence, vers des solutions élégantes, comparables dans le domaine de l’architecture à celles que connaissent, dans le même temps, les arts plastiques. En témoigne, dans cet autre domaine, la statue colossale de Darius, dressée en Egypte au bord d’un canal reliant le Nil à la mer Rouge et à la Perse, avant qu’elle ne soit apportée à Suse par Xerxès.

L’ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l’ancienne mythologie et révèle un aspect de l’idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l’échelle du monde alors connu.

Ce livre, sous le haut patronage de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, rassemble, coordonnées par Jean Perrot, directeur de la mission archéologique de Suse, des contributions d’historiens, archéologues et spécialistes français de la période achéménide : professeurs au Collège de France, chercheurs au CNRS, conservateurs du département des Antiquités orientales du musée du Louvre.


520 pages au format 23x30 cm
plus de 530 illustrations
tableaux, images de synthèse, vues satellites, …

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